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 CM8 une société féodale partie 1

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ragazzo



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Date d'inscription: 05/02/2008

MessageSujet: CM8 une société féodale partie 1   Dim 4 Mai - 23:30

Prise de note d'Anthony SERIEYS
Je tiens à prévenir que ce cours n'est pas bien modelé car partie non comprise encore ou trop breve

I. La féodalité

1. Une querelle historiographique

Comment s’organise la société féodale, comment s’est mise en place les royaumes et la seigneurie dans le cadre normal de la société.

La mutation du XI° siècle n’est pas barbare, tous les seigneurs veulent une clientèle vassalique en leur distribuant des bénéfices: Les fiefs (la terre)


La féodalité: « Formé sur le mot fief (feodum, feum), le terme de « féodalité » n’est apparu qu’au XVII° siècle. A partir de ce moment et jusqu’en 1789, il a été perçu comme s’étendant bien au-delà de la notion de fief au sens étroit de ce mot, pour recouvrir tout l’appareil de la seigneurie. Le vocabulaire savant germanique du XVIII° siècle a usé, en place de Lehnwesen, ensemble des fiefs, du terme néologique du feudalismum, repris par Karl Marx et ses émules pour désigner l’ensemble des pratiques de relations sociales durant la période médiévale, et s’inscrivant, chronologiquement, entre esclavagisme antique et le capitalisme moderne. Ainsi se trouvent, sinon opposées, du moins concurrentes, deux notions qui ont en commun de caractériser fortement la situation des hommes dans l’occident chrétien, du IX° au XV°s, ou dans les possessions de Terre sainte des XII° et XIII° siècle. Toutefois certains auteurs estiment qu’on en pourrait trouver des éléments, comparables sur plusieurs plans, dans le monde, byzantin puis slave, au Maghreb, voire dans le Japon du XVII° siècle »
Dictionnaire du Moyen Age, presses universitaires de France, Paris, 2002

Au début du XX° siècle, une définition est reprise dans laquelle, les rois carolingiens et leurs successeurs ont distribué, des terres, des comtés et des marges car ils étaient incapable de diriger leur domaine. De cet aspect d’incapacité, les historiens font naitre l’image d’anarchie féodale, ce qui semble cependant faux.

Qu’est-ce que la société féodale?

La féodalité reste un ensemble d’institutions, de règles juridiques qui établissent des liens entre seigneurs et vassaux. La féodalité c’est les rapports personnels vassaliques. La féodalité se veut « un contrat » passé entre le seigneur et le vassal. En effet, pour que le vassal devienne vassal il doit faire un rite.
Les rites: « Issue de la recommandation, couramment pratiquée pendant tout le haut Moyen Age, la vassalité demeure un contrat Conclu entre deux individus et n’engageant que deux personnes, au cours d’une cérémonie dont l’hommage est l’acte essentiel. Décrit par les chroniqueurs et les actes de la pratique, illustré par maintes représentations figurées, le rite comporte un don de soi-même du dépendant au seigneur. Le futur vassal se présente tête nue, sans armes, s’agenouille, place ses mains dans celle du seigneur, geste qui rappelle sans doute le mélange des sangs qui scellait les compagnonnages anciens ou le don total de soi-même, puisque les mains sont sans armes. Il devient ainsi l’homme du seigneur. Ce geste rituel suffirait à créer les liens de subordination, mais afin de préciser que la dédition est l’acte volontaire d’un homme libre, il est souvent accompagné d’une déclaration de volonté qui en renforce la portée. La subordination du vassal, contrairement à celle de l’esclave, est librement consentie » Le Moyen Age en Occident de M. Balard, J-P. Genet, M. Rouche, hachette livre, 2003.

2. Les gestes ou les actes de la vassalité

Le geste des mains n’est pas un serment « religieux » relié à deux, par conséquent, les seigneurs ecclésiastiques durent trouver une solution et ainsi ils insistèrent plus sur l’acte suivant celui des mains, la fidélité. « Il s’agit d’une formule plus ou moins longue par laquelle le vassal précise la nature de son engagement qui le fait entrer dans l’amitié de son seigneur. Un serment l’accompagne, qui doit être prêté sur les livres saints ou sur une chasse contenant des reliques, afin que la promesse du vassal soit sous la protection de Dieu et prenne un caractère sacré tel que la rupture de l’engagement fasse du coupable un parjure ». Ce serment est plus connu sous le nom d’hommage. Au cours du XI° siècle, le serment dit de « fidélité » est renforcé, est complété, par un rituel symbolique, « le baiser de paix, qui a aussi une valeur religieuse puisqu’il est signe d’amitié et de fidélité mutuelle, comme le rappelle la liturgie catholique » Le Moyen Age en Occident de M. Balard, J-P. Genet, M. Rouche, hachette livre, 2003.
Il faut tout de même rappeler que ceci n’est pas général car si la pratique de ce serment est fréquente en France et dans l’Angleterre Normande, celui-ci n’existe pas en Italie par exemple.

Ce serment à deux conséquences, car le vassal à des obligations et le seigneur s’engage…

3. Les engagements des vassaux et du seigneur

Le vassal doit promettre fidélité au seigneur, il ne doit pas l’agresser. Il doit suivre son seigneur en guerre. Le vassal s’engage aussi à, en cas de difficultés, donner ses terres au seigneur.

En contre partie, le seigneur s’engage à protéger le vassal, à rendre bonne justice et à rétribuer la fidélité du vassal. A partir du XI° siècle on attribue, au vassal, un fief (somme d’argent ou revenu perçu comme droit). La terre représente cependant une valeur plus sure que le fief. Le seigneur va créer des territoire homogènes qui dépendait du suzerain (grand seigneur qui confie une partie du territoire (fief) à la change d’une personne, le vassal.

Il fut constaté que les grands seigneurs aient obligé des petits seigneurs à changer de statut de passer de propriétaire à vassal d’un plus grand seigneur.


II. La naissance des monarchies féodales

1. Des grands propriétés foncières

Qu’Est-ce qu’un souverain? C’est le détenteur exclusif d’un pouvoir temporel, la souveraineté, du latin superanus supernu supérieur.
Les Capétiens, viennent, à l’origine, du bord du Rhin, ils agrandissent leur domaine de 800km². Ils achètent des terres comme Macon en 1239, ils organisent des stratégies dite « matrimoniales » mariages arrangés comme avec Isabelle de Hainaux ou ils organisent des conquêtes comme la croisade des Albigeois de 1209 à 1213 afin de reprendre les terres du comte de Toulouse. Mais pour bâtir un vrai royaume, il faut construire un pouvoir, les Capétiens vont utiliser le droit féodal car le droit de fidélité permettait de contrôler les vassaux du roi. De plus en plus d’hommage sont orchestrés, ainsi le roi devient petit à petit le principal seigneur à qui l’on rend hommage. Le roi devient donc le noyau d’un édifice féodal duquel part tout de lui.

Cette construction idéologique, l’Abbé Suger nous l’explique dans ses deux œuvres sur le roi Louis VI.

L’abbé SUGER: « (Saint-Omer, ou Saint-Denis ou Toury, en Beauce, vers 1081, mort à Saint-Denis en janvier 1151) Moine français. De famille pauvre, placé à l’abbaye de Saint-Denis comme oblat vers l’âge de dix ans, il fut élevé par les moines en compagnie du futur roi Louis VI, dont il devait rester l’ami. Il devint ainsi le familier du palais royal, accomplit pour Louis VI une importante mission auprès de Gélase II et de Calixte II, puis fut élu abbé de Saint-Denis en 1122. Il veilla sur l’éducation du futur Louis VII et quand celui-ci, devenu roi, partit pour la deuxième croisade, Suger se vit confier la régence de royaume (1147-49). Il travailla au renforcement de l’autorité royale, à l’amélioration de la justice et poussa les deux souverains dont il fut l’ami à s’appuyer sur le mouvement communal contre la féodalité pillarde. Historien de son temps, il a laissé sur Louis VI une vita Ludovic regis et sur Louis VII une historia gloriosi regis Ludovic qui sont des documents précieux. Tout en accomplissant une œuvre d’homme politique, Suger ne cessa de veiller sur la réforme de son abbaye de Saint-Denis et il fit procéder à une reconstruction de l’église, qui fit consacrée en 1144 (il a lui-même décrit l’édifice et ses trésors dans son libellus de consecratione ecclesiae Sancti Dionysii » Dictionnaire encyclopédique d’histoire, de Michel Mourre, édition Bordas, 1978, volume Q-S, page 4312-4314

Suger va avoir la confiance de Louis VI et il s’occupe de l’éducation de Louis VII. Son œuvre d’historien tend à renforcer l’image du roi. Grâce à lui, est crée l’histoire mythique, du roi au dessus des autres seigneurs car il avait une richesse économique plus importante, la souveraineté.

Louis VI : « Louis VI le gros (v 1081-1137). Il pacifia le domaine royal en soumettant les seigneurs pillards d’Ile de France et favorisa avec son conseiller, le moine Suger, l’essor urbain et le mouvement communal. Il tenta d’enlever la Normandie au roi d’Angleterre, Henri Ier mais vaincu , fit la paix. Avec l’aide de ses vassaux, il repoussa en 1124 une offensive de l’empereur Henri V, augmentant ainsi le prestige royal. »
Louis VII : « Louis VII le jeune (v 1120-1180) Roi de France de 1137-1180, il poursuivit avec Suger l’œuvre de son père Louis VI et participa à la deuxième croisade (1147-49). Par son mariage avec Aliénor d’Aquitaine, il acquit le vaste duché d’Aquitaine. Cependant il commit l’erreur de répudier sa femme qui reprit sa dot, se mariant peu après avec le comte d’Anjou, duc de Normandie et futur roi d’Angleterre Henri II. Plantagenêt, ce qui constitua une grave menace pour la France avec la constitution de l’empire Plantagenêt. » Dictionnaire historique de Dominique Vallaud, édition Fayard, 1995.

2. La monarchie sacrée

Le sacre devient un acte important, qui place le roi avec l’huile sacrée au dessus de tous les hommes ou presque. Le sacre est une cérémonie conférant à un souverain un caractère sacré. « lien étroit entre Dieu et le roi se manifeste par la cérémonie du sacre, cérémonie qui confère au roi un caractère divin, le rapprochant du statut des hommes d'Eglise. Le sacre ne fait pas le roi mais accroît sa légitimité d'une dimension religieuse. Le premier sacre fut celui de Pépin le Bref, premier roi carolingien, en 751, qui assurait ainsi une légitimité à son règne. Les capétiens prirent l'habitude de faire sacrer leur fils aîné durant leur règne : ils étaient ainsi sûrs de leur transmettre la couronne. Mais à partir de Louis VI, en 1223, la dynastie est assez solidement établie pour que les rois soient désormais sacrés après la mort de leur prédécesseur. Charles X fut le dernier roi à se faire sacrer, sous la restauration, en 1825. Autant dire que la cérémonie fut jugée comme réactionnaire et dépassée. Jusqu'au XIIe siècle, le sacre pouvait avoir lieu à Saint-Denis ou à Sens, bien que l'on préférat déjà Reims, où Clovis avait été baptisé. Par la suite, tous les rois sont sacrés à Reims, sauf Louis VI, sacré à Orléans, et Henri IV, à Chartres. Les villes des sacres sont toutes d'importants centre religieux : Saint Denis abrite une prestigieuse abbaye ; Reims, Sens, Orléans et Chartres disposent d'une cathédrale. Ce sont également des villes liées aux rois de France par leur histoire. Le rituel du sacre fut fixé entre le XIIIe et le XIVe siècle. Selon ce rituel, le roi parvient à la cathédrale de Reims en même temps que la sainte ampoule, qui contient une huile censée ne jamais s'altérer depuis que le Saint-Esprit, sous forme de colombe, l'aurait apportée lors du baptême de Clovis. Arrivé dans la cathédrale, le roi prête serment de protéger l'église et le royaume. Le roi est entouré par 12 pairs de France. Ce terme désigne les grandes personnages du royaume : 6 ecclésiastiques et 6 seigneurs laïcs, symbolisant les 12 preux qui accompagnaient Charlemagne. L'archevêque de Reims lui remet alors l'épée, qui lui permettra de rendre justice, et le duc de Bourgogne les éperons d'or, qui symbolisent l'appartenance du roi à la chevalerie. Alors a lieu l'onction : l'archevêque prend avec une aiguille d'or un peu de l'huile de la sainte ampoule, ajoute le chrême (huile utilisée pour le sacre des évêques) et enduit le roi sur la poitrine, le dos, les épaules, les bras et les mains, comme un religieux lorsqu'il est consacré. On remet ensuite au monarque les attributs royaux (tunique et manteau, anneau en signe d'union avec l'église, sceptre et main de justice), puis la couronne, dont il est ceint après bénédiction, par l'archevêque. Le roi est assis sur le trône, porté par les douze pairs de France. L'archevêque, qui a présidé toute la cérémonie déclare : Que dieu vous affermisse sur ce trône et que Jésus-Christ Notre seigneur, roi des rois et seigneur des seigneurs, vous fasse régner avec lui dans son royaume éternel. Il manifeste ensuite sa soumission au roi, crie "vivat rex in oeternum", c'est à dire "vive le roi pour l'éternité", expression reprise par la foule, puis vient la messe. La cérémonie est suivie d'un grand banquet, au cours duquel le roi manifeste sa générosité, et distribue nourriture et argent. La suite est moins joyeuse : il doit se livrer à ce qu'on appelle "le toucher des écrouelles", les écrouelles étant des abcès de la peau qui affectent les gens atteints d'adénite tuberculeuse. Le roi doit toucher ces abcès en déclarant : le roi te touche, dieu te guérit. Les malades espèrent recevoir la guérison, qui manifeste ainsi la puissance divine du roi. Tous les rois sacrés doivent accomplir ce rituel.
http://les.rois.de.france.free.fr/SACRE/index-01.php

Le sacre n’est pas une légitimation du roi, mais il lui donne un pouvoir spirituel. Le sacre place le roi dans la lignée des rois anciens et à partir de là, le pouvoir devient thaumaturgique (guérisseur). Dès lors, le roi touche et guérit les malades car il a communié sur le tombeau de saint pierre. Le sacre est apparu en France et en Angleterre car on avait des besoins de légitimer le roi. L’empereur à besoin des reliques des rois mages, se trouvant à Cologne, pour affirmer son pouvoir. Frédéric Barberousse à trouvé ces reliques en démolissant la cathédrale de Cologne. Dès lors le roi à une alliance stricte avec l’Eglise. Les rois copient les pratiques des comtes, comme les pratiques du comte de Flandre, qui fait une organisation financière particulière, qui utilise « la paix de Dieu, ainsi que la trêve de Dieu » qui confère à l’Etat, une sécurité.
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